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Ce que l’offensive américano-israélienne contre l’Iran nous révèle

Les attaques menées par les États-Unis et Israël en juin 2025, et plus particulièrement celle entamée le 28 février 2026 contre la République islamique d’Iran, ont mis en évidence la résilience inattendue de ce pays, malgré les assassinats de certains de ses dirigeants et les bombardements intensifs sur des cibles stratégiques visant à affaiblir son pouvoir théocratique.

Précédemment à l’option militaire, des tentatives de soulèvements de la population à l’intérieur même du pays, appuyées, voire orchestrées par les États-Unis et Israël courant le mois de janvier 2026, n’ont pas donné les résultats escomptés, pires, elles se sont soldées par de macabres tueries des manifestants par le pouvoir iranien.

Les six pays arabes du golfe persique ont été et sont encore le pré carré quasi exclusif des Américains. Historiquement, les États-Unis se sont imposés dans la région qui constitue un important vivier de ressources en hydrocarbures, mais aussi d’une abondante manne financière. D’abord pour sécuriser les approvisionnements en pétrole et en gaz, accaparer les revenus financiers en investissements préférentiels aux États-Unis ou par les ventes d’armes et autres biens made in USA, et enfin, assurer, contre ces avantages consentis, la stabilité et la pérennité des monarchies.

Entre l’IRAN et ses voisins du golfe, il y avait certes des rivalités de concurrence, de leadership régional et dans une moindre mesure de religion. Ces rivalités existaient, mais elles étaient néanmoins atténuées, car l’Iran sous le shah et les pays du golfe étaient tous deux sous l’emprise des États-Unis.

C’est à partir de la destitution du shah Mohamad Réza Palhavi en 1979, le retour majoritairement plébiscité de l’ayatollah KHAMENEI et l’instauration d’une République théocratique d’Iran que commencèrent les troubles géopolitiques dans la région.

Autrefois, un IRAN favorable et favorisé par les Américains et les Occidentaux en général, ce changement de régime théocratique laissait présager un danger contre les intérêts vitaux des Américains et les pays occidentaux. Les pays arabes du golfe également craignaient ce régime de République islamique, qui risquait de se propager chez eux et de mettre ainsi en péril le régime monarchique des rois. Israël, quant à lui, cela contrarie les desseins messianiques d’un grand Israël qui engloberait la Palestine, la Cisjordanie, une partie du Liban, de la Syrie, de l’Irak et de l’Arabie saoudite.

La première tentative concertée de renverser la République islamique iranienne fut la guerre Iran-Irak, qui dura de 1980 à 1986. Sadam Hussein, devenu le mal aimé, la mena par procuration. Les États-Unis lui fournirent les armes, et les pays arabes du golfe le financèrent.

Mais, revenons donc au bourbier de l’opération « Epic fury » du 28 février 2026, menée conjointement par les États-Unis, Israël et les conséquences qui en découlent :

  • Faire tomber le régime en assassinant ses leaders a échoué, car la pyramide hiérarchique du pouvoir était scindée en plusieurs entités, ce commandement multicouche a donc survécu.
  • Son renversement encouragé par des actions civiles de l’intérieur n’a pas eu lieu. Pire, la résilience armée inattendue du régime et les conséquences des bombardements sur le pays et la population ont, au contraire, consolidé l’union solidaire pour la sauvegarde du pays. La déclaration belliqueuse de TRUMP à gommer l’histoire de la Perse millénaire a probablement été pressentie comme une offense par les Iraniens.
  • L’Iran savait depuis quarante-sept ans qu’il est dans l’œil du cyclone américano-israélien, il a élaboré sa stratégie de défense pour le moment venu, comme dans une partie d’échecs, jeu dont il est l’inventeur. À ce jour, il a certes perdu des pièces, mais la partie d’échecs continue.

Pendant que nous suivions quotidiennement le déroulement de ces évènements, un autre dessein géostratégique se profile subrepticement dans cette région du moyen orient.

Le silence diplomatique inhabituel dans un cas semblable à l’attaque de l’Iran, La Russie et la Chine, mais aussi, en arrière-plan, l’Inde; ces trois manifestent une étrange passivité connaissant leur relation avec l’Iran à qui ils fournissaient subrepticement des équipements militaires, comme s’ils escomptaient un échec conjoint de Donald Trump et Netanyahou pour entrer en scène.

Par ailleurs, des alliances, et non des moindres, se sont dénouées dans la région, comme par prémonition. Le Pakistan et l’Arabie saoudite, l’Iran et l’Arabie saoudite, sous la direction de la Chine, récemment rejoints par la Turquie et l’Égypte, se dirigent vers la création d’une puissance militaire régionale, même si cela n’est pas explicitement mentionné.

Le déclenchement de ce remue-ménage a été déjà amorcé, le jour où l’Iran en réplique, attaqua Israël, au cœur même de Tel-Aviv, Jérusalem et d’autres régions israéliennes, en réplique à l’assassinat du leader du Hamas sur le sol iranien et, dans une moindre mesure, l’attentat perpétré par le Mossad au Qatar, pourtant en bons termes avec Israël.

En se référant à l’émergence récente d’une puissance mondiale dans la région méridionale, il est indéniable que le paysage géopolitique mondial est en train de changer, au détriment des États-Unis et de l’Occident. Les moyens de pression jadis inébranlables s’effritent subrepticement, mais surement, tant économiquement que militairement.

Un des accélérateurs a été indéniablement la résilience militaire de l’Iran, on a beau relativiser les pertes américaines et israéliennes à l’intérieur même du pays, l’Iran a réussi non seulement à résister, mais à mettre en évidence les failles qui touchent précisément les plateformes les plus avancées et les plus onéreuses de l’arsenal américain et, par conséquent, celui d’Israël. La destruction du F-35A revêt une dimension symbolique particulière : cet appareil de cinquième génération, conçu pour être quasi indétectable. Les Doms de fer et patriotes

Je cite le rapport du Congressional Research Service qui dresse un inventaire saisissant :

Au total, 42 appareils militaires ont été perdus ou endommagés, couvrant un éventail technologique qui touche au cœur de l’arsenal américain. Quatre chasseurs F-15E Strike Eagle, un chasseur furtif F-35A Lightning II, symbole par excellence de la supériorité technologique américaine, a lui aussi été détruit. Voici la liste des aéronefs supplémentaires qui ont été ajoutés : un avion d’attaque au sol A-10 Thunderbolt II, sept avions-citernes KC-135 Stratotanker, un appareil de surveillance E-3 Sentry AWACS, deux MC-130J Commando II pour les opérations spéciales, un hélicoptère de sauvetage HH-60W Jolly Green II, vingt-quatre drones MQ-9 Reaper et un drone de surveillance haute altitude MQ-4C Triton.

Ces pertes documentées par le Congrès touchent précisément les plateformes les plus avancées et les plus onéreuses de l’arsenal américain. La destruction du F-35A revêt une dimension symbolique particulière : cet appareil de cinquième génération, conçu pour être quasi indétectable, constituait l’un des piliers de la doctrine aérienne américaine contemporaine. Son abattage par les forces iraniennes signe la fin d’un mythe soigneusement entretenu par le complexe militaro-industriel américain.

Les pays arabes du Golfe sont d’emblée convaincus que l’armada américaine, la prétendue puissance d’Israël et le matériel militaire qu’ils ont chèrement payé ne sont pas en mesure de les protéger, et que la présence militaire des USA et Occidentaux dans leurs pays, censée les protéger, les désigne comme terrain et cible du conflit.

Le monde bouge, des alliances se redessinent et, les pays jadis supposés impuissants militairement et économiquement pour être dominés, montrent progressivement leurs moyens de contrecarrer les desseins des anciennes puissances occidentales, y compris l’incontournable Amérique.

Les investissements colossaux provenant des ressources pétrolières des pays du Golfe sont susceptibles d’être alloués à un nouvel axe composé de l’Iran, du Pakistan, de la Turquie, de l’Égypte, de l’Arabie saoudite, bénéficiant du soutien discret de la Corée du Nord, ainsi que d’autres monarchies de la région, à l’exception possible des Émirats et de Bahreïn, contraints par leurs accords d’Abraham. Cette alliance se déroulera sous l’égide probable de la Chine et de la Russie.

Même les bombes nucléaires ne dissuadent pas autant qu’avant, le développement des satellites et des ogives nucléaires échelonnées en puissance, sont susceptibles de faire des dégâts identiquement importants sectoriellement.

En fait, à l’heure actuelle, on se concentre sur une hypothétique dissuasion par la possession de la bombe nucléaire, alors que les ogives nucléaires se développent ou s’acquièrent en produits finis, certains pays les développant ou les achetant en secret. Cela représente une parade d’équilibre de puissance jusque-là jamais égalée, et, dans une optique à long terme, cela risque de s’affirmer de plus en plus.

Massine TACIR, Écrivain Essayiste

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International Israël et Palestine Politique, Démocratie, Droits de l"Homme

Iran et Israël qui est le maitre du jeu d’Echecs

L’Iran, malgré les attaques d’Israël depuis des années contre ses intérêts, en dépit du droit international, s’abstenait de toute réplique légitime contre Israël.
Les attaques de ses présumés complices n’étaient que des actions face aux agressions d’Israël contre les Palestiniens et les pays limitrophes de la région.
Certains courants de pensée prédisent une attitude volontaire de la part de l’Iran afin d’atteindre son objectif nucléaire, d’autres évoquent son incapacité à faire face à la suprématie israélienne, mais nous sommes certainement assez loin de la stratégie de ce jeu d’échecs que joue ce pays à la prestigieuse histoire millénaires et inventeur de ce même jeu d’échecs auquel les enfants iraniens jouaient quotidiennement, comme les enfants européens de l’époque jouaient à des jeux plus ludiques que stratégiques.
Aujourd’hui, bien malin celui qui devinera les intentions de ce discret pays, encore moins de son potentiel militaire actuel et futur, car l’armement visible qu’il ne cache pas, est déjà en soi, une prouesse technologique pour un pays qui subit depuis quarante-cinq ans de multiples sanctions internationales d’ordre économique, industriel et technologique.
Le revirement contre l’espiègle Israël, d’abord l’attaque d’envergure du Hamas au cœur même du territoire israélien du 7 octobre 2023, puis la modeste et calculée réplique de l’Iran, pour une première fois sur le territoire même d’Israël, ressemble étrangement à une nouvelle partie d’échecs.
Jusqu’ici, Israël déplaçait ses pions sur l’échiquier avec dextérité, assisté parfois de ses deux acolytes américain et européen en tentant parfois d’enfreindre aux règles du jeu. L’Iran, son partenaire de jeu se contentait d’observer les mouvements en sacrifiant quelquefois des pions, dans le but de jauger le comportement de son adversaire.
Et puis d’un coup, l’Iran, ce joueur jusqu’ici passif, change subitement de tactique, comme ci, il vient de se rendre compte que l’objectif du jeu est « CHIEKH MET » ce qui veut dire en langue perso arabe le CHIECK(roi) est MET(mort), d’où l’expression contemporaine de «ÉCHECS et MATT».
On ne sait pas comment finira cette partie d’échecs ni en faveur de qui, mais il est probable que d’autres joueurs se joindront à la partie.
« Nous sous-estimons souvent les métaphores, mais il y a des fois ou cela mérite d’être médité ».

Edito : Massine Tacir 

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International

INTERNATIONAL – Liban

Combien même le Liban n’est pas seul quant aux divergences électorales, puisque, en Europe, la Belgique a également connu plus de 2 ans pour trouver un consensus politique entre belges et wallons, le cas du Liban est hélas spécifique.

Un pays dont la coexistence communautaire et religieuse était exemplaire, se trouve tiraillé , non pas du fait unique de ses politiciens, mais et surtout par les intervenants étrangers qui entravent sa souveraineté.

Ce florissant Liban a succombé depuis 1975, à la tyrannie meurtrière d’Israel d’abord, suivi de l’immixtion de la Syrie voisine et pour finir en tenaille entre d’une part, l’hégémonisme régional de l’Arabie Saoudite et son pseudo ennemi l’Iran.

Parmi les derniers chantages, les enturbannés de l’Arabie n’ont t’ils pas trouvés mieux que de constituer un coalition de vautours en quête de pétro-dollars pour faire inscrire le Hasbollah ( seule puissance militaire, bien que milice) sur la liste internationale du terrorisme et retirer, par la même, l’aide de quelque milliards de dollars qu’ils avaient promis au Liban pour son réarmement.

Edito – Massine Tacir

Triste anniversaire pour le Liban

Depuis le départ de Michel Sleiman en 2014, le Liban n'a plus de Président de la République. Photo Présidence de la République Libanaise.

Depuis le départ de Michel Sleiman en 2014, le Liban n’a plus de Président de la République. Photo Présidence de la République Libanaise.

LIBAN. Le Liban n’a plus de Président depuis deux ans. Le boycott par des députés des votes concernant son élection bloque le système. Des élus dont la légitimité apparaît douteuse car le Parlement, qui aurait dû être renouvelé en 2013, s’est autoproclamé. Aucune des 38 cessions de vote organisées pour élire un Président du Liban n’a atteint le quorum (86 députés sur 128) nécessaire.

À l’occasion de ce triste anniversaire, le Premier ministre libanais, Tammam Salam constate que « le Liban est un État en faillite sur le plan constitutionnel ». Il demande l’organisation d’élections parlementaires.

Le Liban reste depuis deux ans bloqué dans une impasse en raison de la répartition des fonctions institutionnelles par communautés. Le Premier ministre ne peut être que sunnite, le président du parlement chiite et le président de la République chrétien maronite. Sur le terrain, les « familles » clans ( Nasrallah, Berri, Aoun, Joumblatt, Hariri…) cherchent avant tout à préserver leurs intérêts e ceux de leurs donateurs étrangers, empêchant ainsi toute évolution, toute réforme et générant une corruption illustrée par le scandale des ordures.

L’Iran et l’Arabie saoudite en arrière plan


Ce jeu du « je te tiens par la barbichette » conduit le pays à vivre sous perfusion financière de « pays amis » qui tentent d’instrumentaliser le Liban. Les partis politiques disposent de moyens financiers importants, mais l’Etat n’arrive pas à payer régulièrement ses fonctionnaires, y compris son armée qui ne peut qu’assister aux luttes d’influence des différentes factions.

La situation politique au Liban peut actuellement se résumer à l’affrontement entre les anti Bachar al Assad qui rassemble les maronites (Forces Libanaises et Phalanges chrétiennes) et les sunnites (Courant du Futur, Saad Hariri). Ils sont activement soutenus par l’Arabie saoudite. Et face à eux les pro Barchar al Assad réunis sous le fanion de Michel Aoun et du Hezbollah chiite. Avec pour tirer les ficelles l’Iran. Ce sont ces derniers qui boycottent le Parlement au moment de désigner un président de la République. Chacun des deux camps veut porter un des siens à la présidence, devenue un enjeu important dans la guerre froide que se livrent l’Iran et l’Arabie saoudite. Beaucoup d’observateurs estiment que tant que les chiites et les sunnites n’auront pas scellé un pacte régional, la vacance présidentielle libanaise restera un moyen de pression.

Une 40ème séance du Parlement va tenter d’élire un président de la République le 2 juin 2016. Le résultat semble connu d’avance.

Source : http://www.econostrum.info/Triste-anniversaire-pour-le-Liban_a21851.html

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Algérie Maghreb

ALGERIE

A bien observer la diplomatie algérienne, il y’a de quoi applaudir, non pas pour son courage affiché quant à ses positions  qui, à tort pour les uns, à raison pour d’autres,  mais, c’est surtout son non – alignement systématique face à des évènements internationaux .

D’abord son opposition à l’intervention militaire en Lybie et à ceux qui voulaient en démordre avec Khadafi sans mesurer les conséquences de l’après . On connait maintenant le résultat, non seulement pour les libyens, mais également pour l’ ensemble de la région.

Ensuite la neutralité dans l’isolement de l’Iran, lequel se voit aujourd’hui convoité voire cajoler par ceux-la même qui hier, voulaient le mettre à genoux.

Et puis la guerre du Yemen , patronnée par l’Arabie Saoudite auxquels se sont joints des états en mal de pétrodollars contre une population déjà mortifiée par la pauvreté.

Bien sur, la Syrie pour dégommer  un Bachar au prix de bientôt 300.000 morts, non pas pour la liberté d’un peuple, mais pour des caprices d’une coalition hégémonique pourtant diamétralement hétéroclite.

Et enfin un Liban , pour qui, des pays , étiquette de l’Islam au front, ont condamné unanimement le hesbollah, seule résistance qui, en 2006, a empéché Israel de réoccuper le Liban pour quelques autres décennies.

Massine Tacir – Edito