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ALGÉRIE, révolte de Mokrani ou révolte au pluriel

« Quelques autres précisions utiles du début de la colonisation française »

L’insurrection des Algériens contre la colonisation française de 1870-1871, que l’on attribue à tort exclusivement à El Mokrani en Kabylie, est probablement due au dynamisme tribal de la région kabyle, qui perpétue le caractère d’hommes libres des Amazighes, bien plus que les autres régions de l’Algérie, pourtant, elles aussi, majoritairement de ma même origine amazighe.

Historiquement, il y a une part de vérité, mais le soulèvement des Algériens contre la colonisation française dans les années 1870 et 1871, connu sous le nom de « la révolte d’El Mokrani », a affecté plusieurs régions, autres que la Kabylie.

Contrairement à ce qui est souvent rapporté, l’insurrection avait en réalité commencé dans la région des Chaouis, plus précisément à Souk Arras en 1870 par un chef local de la région. Elle s’est ensuite propagée à Bordj Bou Arreridj avant de gagner le cœur de la Kabylie, puis l’Algérois et, enfin, chez les Ouled-Sidi-Chick dans l’Oranais.

Un autre évènement historique qui avait précédé la révolte dite d’El Mokrani est celui qu’on évoque comme étant la guerre de Fatma NSoumer, la Jeanne d’Arc kabyle.

En fait, la révolte de Fatma NSoumer, qui a eu lieu de 1854 à 1857, a été elle-même la continuation de la première révolte de 1851 à 1854, déclenchée par un autre leader de la région oranaise, originaire de Frenda nommé Boubaghla (Mohamed El‑Amjad Ben Abdelmalek). Ce dernier était un chef militaire venu de l’Ouest, figure de la résistance dans le Dahra, puis en Kabylie, où il fut accueilli.

Autre précision historique non négligeable, Mohamed El Mokrani, chef effectif de la révolte kabyle, avait commencé son combat avec ses troupes en mars 1871, il a été tué au combat le 5 mai 1871, c’est son frère cadet Boumazrag qui a repris le commandement jusqu’à sa capture en juin 1972. Un autre homme a joué un rôle très important dans la mobilisation de la majorité des combattants incorporés dans les effectifs de Mokrani, c’est celui de cheikh El Haddad, chef de la Rahmanya, une confrérie de plusieurs zaouïas implantées en Kabylie.

  • Ces illustres leaders de la résistance à la colonisation française sont morts au combat, à l’exception de Fatma NSoumer et de Boumezrag, le frère d’El Mokrani.
  • Boubaghla, tombé dans une embuscade puis décapité en 1854 à Sidi-Bouneb, dans la région de Dahra. Sa tête a été conservée comme trophée par la France.
  • Fatma NSoumer a été capturée en 1857 et détenue jusqu’en 1863, date de sa mort à la fleur de l’âge de 33 ans.
  • El Mokrani, est mort au combatle 5 mai 1871, à Oued Soufflat, dans la région deBordj Bou Arreridj.
  • Boumezrag El Mokrani, emprisonné puis déporté en Nouvelle-Calédonie, gracié, il retourne en Algérie où il meurt en 1905 à Chlef.
  • Un grand nombre des combattants rescapés ont été déportés en Nouvelle-Calédonie, et leurs descendants, environ 17 000, vivent encore dans cette colonie française, se revendiquent algériens et se disent les dignes héritiers de cette ascendance. Plusieurs d’entre eux, avides de fouler la terre de leurs ancêtres, ont fait le voyage en Algérie, malgré les 13 000 kilomètres qui les séparent de leurs racines.

Il est important de noter qu’à cette époque, la mobilisation populaire pour la révolte contre la colonisation s’est faite presque instantanément grâce à des instances religieuses, telles que la confrérie Rahmaniya, et par l’intermédiaire de familles maraboutiques influentes, telles que celles de Boubaghla et Fatma NSoumer, les idéologies politiques et leurs partis, tel que nous les connaissons aujourd’hui, n’étaient pas courant à cette époque. (a)

Cette approche contraste avec la guerre d’indépendance de 1954 à 1962, qui avait mûri depuis 1921, grâce à des partis politiques de diverses obédiences. Certains revendiquaient l’égalité des droits entre les Français d’Algérie et les autochtones, alors que d’autres revendiquaient l’indépendance, même si elle devait être obtenue par les armes.

  • D’ailleurs, comprenant l’influence de la religion musulmane en Kabylie et dans bien d’autres régions d’Algérie, la France a mis en œuvre une politique pour contrer cette influence musulmane, et c’est l’archevêque d’Alger, Mgr Charles Lavigerie, grand connaisseur de l’islam, qui va prendre en charge cette mission.

Cet archevêque devenu cardinal d’Alger avait justement créé quelques années auparavant les Pères blancs (1868) et les Sœurs missionnaires (1869) en vue d’’évangéliser des autochtones, pour ranimer l’Église d’Afrique, disait-il.

Des pères blancs et des sœurs blanches apprirent les langues arabes et berbères de façon à pouvoir dialoguer avec les autochtones. Leur première mission commença par les montagnes des Aurès d’où partirent les premières révoltes, mais pas uniquement, car c’était aussi le fief de SAINT AUGUSTIN, le célèbre berbère algérien, père de l’église chrétienne, natif de la région. Le cardinal Lavigerie voulait mettre l’accent sur l’héritage chrétien de cet illustre Berbère pour convertir et « dociliser » le plus grand nombre d’indigènes envers l’acceptation de la France chrétienne en Algérie. Il apprit à ses dépens que le récit historique n’ébranlait pas la conviction des Kabyles et des Chaouis envers l’Islam. C’est alors qu’il entreprit d’autres actions « Soigner les malades et faire l’école aux enfants ». « Ce n’est pas le moment de convertir, c’est le moment de gagner le cœur et la confiance des Kabyles par la charité et par la bonté, disait-il.

Cette nouvelle approche a eu un bien moindre résultat, les autochtones approchaient ces religieux beaucoup plus pour bénéficier d’une aide alimentaire et subvenir à leur besoin alimentaire quotidien, comme toutes les populations d’autres régions d’Algérie, subissant de sévères malnutritions.

Une autre approche, cette fois-ci militaire, consistait à dissocier la population en deux camps distincts (surtout en Kabylie) : d’un côté, les Kabyles, et de l’autre, les Arabes présumés. Cette politique visait à diviser les autochtones en deux entités, à rompre leur solidarité active et à élaborer une politique distincte pour chacun des camps. Par exemple, elle disait aux Kabyles qu’ils étaient à l’origine des Romains et chrétiens, justifiant leur « Romanité » par la présence de « yeux bleus » chez les Kabyles et celle de « chrétiens » en référence à Saint Augustin de la même ethnie berbère, plus intelligents grâce à l’enseignement des pères blancs, contrairement aux présumés Arabes, évidemment.

Avant la colonisation, les critères de différenciation entre citoyens étaient plutôt tribaux ou confédéraux : certains faisaient référence à leur appartenance à de grandes fédérations ethnohistoriques, comme les Zénètes, les Sanhadjas et les Masmouda, ou à des fédérations locales, comme les tribus et fédérations kabyles qui commencent par le suffixe « Ait », les Chaouis par « Ouled », les Touaregs par « kel », les Chenouis par « Beni » et le Mzab par les noms de leurs villages. (b)

L’instauration de l’état civil par l’administration française en 1863, avait chamboulé les coutumes d’identification des familles algériennes, par l’attribution, souvent arbitraire et rocambolesque, de nom de famille au gré de l’état d’humour du fonctionnaire de l’état civil.

  • Extrait du livre « Berbères et Arabes, l’histoire controversée » par Med Kamel YAHIAOUI

Med Kamel YAHIAOUI, Ecrivain Essayiste

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ALGÉRIE, MAROC, SAHARA OCCIDENTAL

Irrédentisme et falsification de l’histoire

Le difficile équilibre de la France entre l’Algérie et le Maroc

Les échanges commerciaux entre l’Algérie et la France c’est 11 milliards €/an, et 13,4 milliards € avec le Maroc.

Cependant, pour les relations économiques du Maroc avec la France, il ne faut pas raisonner seulement en matière d’échanges commerciaux. Les sociétés françaises établies au Maroc ont une présence considérable : la majorité de leur chiffre d’affaires est soit intégré dans le produit intérieur brut (PIB) marocain, soit facturé par les sociétés mères en France pour leur production directement exportée depuis le Maroc. Ce qui signifie que le poids économique entre le Maroc et la France est nettement plus important qu’avec l’Algérie.

La politique économique du Maroc semble se préoccuper moins de son indépendance économique, car des entreprises étrangères sont autorisées à s’établir avec la possession complète du capital de leur propre société. En revanche, en Algérie, une société étrangère doit respecter la règle des 49/51 %, exigeant que l’entreprise soit majoritairement détenue par un investisseur algérien, public ou privé. Cette règle a été depuis la loi budgétaire de 2020 assouplie pour les secteurs économiques non stratégiques.

Par rapport à l’Afrique, la France tente, au moyen de ses sociétés au Maroc, de conquérir ou de reconquérir des marchés qu’elle a perdus ou qu’elle souhaite acquérir. Toutefois, un grand nombre de nations africaines s’éloignent progressivement de la domination française en Afrique et s’orientent plutôt vers l’exploitation de leurs propres richesses ou leur transfert à des entreprises étrangères offrant des conditions plus justes, telles que celles proposées par la Chine, la Russie, la Turquie et les échanges intra-africains.

Sur le plan géostratégique, la France implique également le Maroc dans des opérations inappropriées qu’elle jouait précédemment dans certains pays du sahel, mais n’arrive plus à maintenir son influence du passé. Certains géostratèges expliquent que leur solidarité discrète avec l’Algérie explique en partie la déconfiture diplomatique de la France avec les pays du Sahel et récemment le Sénégal, le Tchad et la Cote d’ivoire.

Certains pays africains se méfient des accointances du Maroc avec la France et Israël, son rôle de fournisseur de cannabis et de drogues sud-américaines qui finance le terrorisme au Sahel ainsi que les actions qu’il mène furtivement en faveur d’Israël, notamment d’avoir promu l’accès d’Israël en tant qu’État membre observateur dans l’Unité africaine.

Le retournement de la position de la France quant à la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, alors que sa position antérieure était conforme aux droits à l’autodétermination du peuple sahraoui conformément aux résolutions de l’ONU dont elle est membre permanent du Conseil de Sécurité.

Cette position a suscité le mécontentement de l’Algérie, dont la décolonisation des peuples est un principe intangible non seulement pour le Sahara occidental, mais avant pour avoir soutenu l’indépendance de l’Angola, du Mozambique et de l’Afrique du Sud, entre autres.

D’autres États subodorent que le Maroc, pour entériner l’annexion du Sahara occidental, soudoie des pays, menace de migration, fait du chantage à des personnalités piégées par des enregistrements vidéos compromettants lors de leur séjour au Maroc ou accorde des largesses économiques à d’autres pays. Cette attitude, que les Marocains qualifient de soft Power, n’est en réalité qu’une malsaine compromission.

L’exagération manifeste du Maroc dans la réécriture de sa propre histoire et sa détermination à diminuer celles de ses voisins 

Selon la trompeuse théorie marocaine sur la souveraineté du Sahara occidental et l’idéologie de l’irrédentisme, l’Algérie pourrait revendiquer l’annexion de la partie nord du Maroc historiquement liée à la Numidie algérienne, ou au moins jusqu’au fleuve Moulouya, qui a toujours servi de frontière naturelle. De son côté, la Tunisie carthaginoise revendiquera toute la côte du Maroc. L’alliance sénégalo-mauritanienne réclamera tous les territoires conquis par les Almoravides, la dynastie algérienne des Aldelmoumen, ceux conquis par les Almohades, et ainsi de suite.
Sachant que le Maroc, situé à l’extrême ouest du Maghreb, à moins qu’il ne soit émergé de la mer Atlantique de l’antique Atlantide, est l’émanation des peuples voisins de l’est et du sud du Maghreb. Ce n’est qu’à partir du 16e siècle que les brigands Wattassides, Saadiens et Alaouites l’ont occupé en exterminant les zaouïas, autorité religieuse de l’époque.
En matière de droit international, le peuple originaire du Sahara occidental doit se prononcer sur son autodétermination. Son représentant est le Polisario et l’organisme de l’ONU, la Minurso, est toujours là pour exercer cette mission. Le vote d’indépendance est sciemment retardé par le Maroc, l’ONU n’acceptant pas d’inclure les colons marocains de la marche verte de 1975 (350 000 colons marocains) dans le scrutin.
Par ailleurs, dans son avis du 13 décembre 1974la Cour Internationale de Justice à clairement précisé qu’il n’existe aucun lien de souveraineté territoriale du Maroc sur le territoire du Sahara occidental.
Depuis l’annexion du Sahara occidental, le Maroc s’est lancé dans une vente des ressources de ce pays, distribuant des sommes considérables en billets et menaçant de contrôler l’immigration pour obtenir des soutiens en leur proposant des intérêts alléchants. Cependant, la reconnaissance de ces pays ne changera rien, car seules les résolutions de l’ONU peuvent établir juridiquement l’appartenance ou l’affiliation du Sahara occidental au Maroc.
Pour l’antériorité historique du Maroc, les empires Almoravides, Almohades et même les Mérinides ne sont pas des Marocains, mais des conquérants du Maroc qui leur a servi de pont pour conquérir la péninsule ibérique et Malte également. Prétendre qu’ils sont des empires marocains est la pire des supercheries.
Le premier état marocain d’IDRISS 1er, claironné par les Marocains, est une hérésie, il n’occupait qu’une partie de l’Est marocain, trois autres royaumes occupés le Maroc en même temps ( les royaumes de Nekor, Sijilmassa et Tamesna) jusqu’en 1078, alors que la dynastie Idrissite a été destituée en 985.
Si l’on considère cela comme un État, le Royaume de Kairouan, en Tunisie, à partir de 690, serait le premier État maghrébin. L’Algérie aurait été le deuxième État, grâce au royaume Rostémides de Tahert, fondé en 761, soit longtemps avant l’avènement d’Idris 1er au Maroc, en 791.

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ALGERIE

Un exemple qui doit inciter le pouvoir algérien à changer de mode économique.

Sclérosé par les théories Keynesiennes pour chapoter et générer les investissements publics, il est cependant plus que nécessaire aujourd’hui, d ‘encourager les investissements du secteur privé algérien, qui dispose , et à déjà démontré ,sa capacité à produire et promouvoir l’économie du pays.

En corrolaire, et hormis les secteurs économiques vitaux pour lesquels l’état peut rester actionnaire  ou actionnaire majoritaire selon la règle des 49/51%, il faudrait assouplir les conditions de co-entreprises en association avec les capitaux étrangers et les secteurs prioritairement privés pour lever les clivages des investissements étrangers et favoriser le transfert technologique.

Mais, le pouvoir en serait il capable de rompre avec la sacro-sainte indépendance économique qui, de nos jours avec l’interdépendance mondiale, devient obsolète.

Par Massine Tacir

Pour une valeur de 50 millions de dollars/ Des téléviseurs et des smartphones made in Algéria exportés vers l’Espagne

C’est une première ! Le made in Algéria s’exporte, désormais, vers l’Europe. Pas moins de 250 mille smartphones, tablettes et téléviseurs fabriqués par l’entreprise algérienne Stream System, appartenant à Bomare Compagny, seront exportés sur cinq ans vers l’Espagne où ils seront commercialisés dans plusieurs hyper-marchés et grandes surfaces par le distributeur Blue Vision. 

Le coup d’envoi de cette opération d’exportation a été donné, ce dimanche, par Ali Boumediene, directeur général de Bomare Company, lors de la signature officielle du partenariat avec l’opérateur espagnol Blue Vision. La cérémonie de signature s’est déroulé au sein des unités de production de Stream System à Birtouta, dans la banlieue d’Alger.

“Tout a commencé pour nous après avoir participé à une foire internationale en Allemagne. Le client espagnol s’est intéressé à nos produits. Une délégation s’est déplacée dans nos usines pour faire un audit. Et après avoir été satisfait par notre travail, une première commande a été effectuée”, raconte sur un ton fier Ali Boumediene, selon lequel 60 % des 250 mille pièces exportés vers l’Espagne sont des téléviseurs. Quant aux 40 % restant, ce sont des smartphones et tablettes.

Grâce à ce contrat, le fabricant algérien empoche pas moins de 50 millions de dollars. Un succès qui renforce la détermination des managers de Stream System dans leur quête de nouveaux marchés à l’étranger. “Le made in Algéria peut s’imposer à l’étranger. Il suffit d’y croire et de travailler. Nous visons avec notre partenaire d’écouler nos produits au Portugal et nous sommes en discussion avec un client français pour conclure un contrat en septembre prochain”, explique Ali Boumediene qui demande aux autorités algériennes de faciliter la tâche des exportateurs. “Beaucoup de choses ont changé. Aujourd’hui, au lieu d’attendre trois à quatre semaines, il est possible d’exporter nos produits vers l’Espagne en 16 à 18 heures. Mais nous avons encore besoin que les autorités nous soutiennent lorsqu’on rapatrie nos devises de l’étranger. Les banques nous prennent encore un pourcentage élevé.

Bomare espagna<img class= »size-full wp-image-138889 aligncenter » src= »http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2016/05/Bomare-espagna.jpg » alt= »Bomare espagna » width= »820″ height= »547″ />

Il est important  aussi que le fret maritime et aérien se développe dans notre pays pour disposer de la base logistique nécessaire au transport de nos marchandises”, explique le premier responsable de Stream System, selon lequel un autre marché important se propose à lui au Niger, mais le coût élevé du fret estimé à 2500 dollars le container empêche cette opération d’exportation.

Quoi qu’il en soit et en dépit des difficultés, Stream System a réussi le pari de conquérir un marché européen. Et la marque algérienne n’est pas prête de s’arrêter en si bon chemin…

Source : http://www.algerie-focus.com/2016/05/valeur-de-50-millions-de-dollarsdes-televiseurs-smartphones-made-in-algerie-exportes-vers-lespagne/

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ALGERIE

Des enfumades dans l’Oranaie au début de la colonisation de 1832 , les massacres de Sétif, Guelma et Kerrata  du 8 mai 1945, l’usage à outrance du napalm pendant la guerre d’indépendance de 1954-1962 et  ses tortures, par cette France qui se prévaut des droits de l’homme et du citoyen, se n’est pas seulement les algériens  qui dénoncent ces actes génocidaires mais les citoyens français et ONG  doivent s’unir, pour que justice soit faite, ne serait-ce que pour l’équité.

Les occidentaux se glorifient de justice pour condamner les autres mais, se gardent bien d’appliquer à eux mêmes cette justice au prétexte fallacieux de « dommages collatéraux »; une couleuvre difficile à avaler par les gamins du Liban, d ‘Irak, de Somalie, de Libye et ceux de Syrie.
Massine Tacir – Edito
Abdelkader Bensalah qualifie les massacres du 8 mai 1945 de « véritable génocide »
20:26  mercredi 11 mai 2016 | Par Riyad Hamadi | Actualité

Abdelkader Bensalah - TSA

Abdelkader Bensalah, président du Sénat (© NewPress)

Les massacres du 8 mai 1945 commis par la France en Algérie «sont l’un des crimes les plus barbares perpétrés contre le peuple algérien et contre l’humanité tout entière », a déclaré ce mercredi 11 mai le président du Conseil de la nation (Sénat), Abdelkader Bensalah.

Les massacres du 8 mai 1945 «sont véritablement l’un des pires crimes perpétrés contre notre peuple et contre l’humanité tout entière », a déclaré M. Bensalah dans une allocution d’ouverture d’une journée d’étude sur ces événements douloureux, rapporte l’agence APS.«Ces massacres sont un véritable génocide et nous n’exagérons rien en disant cela », a-t-il ajouté.

Source : http://www.tsa-algerie.com/20160511/abdelkader-bensalah-qualifie-massacres-8-mai-1945-de-veritable-genocide/

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ALGERIE

A bien observer la diplomatie algérienne, il y’a de quoi applaudir, non pas pour son courage affiché quant à ses positions  qui, à tort pour les uns, à raison pour d’autres,  mais, c’est surtout son non – alignement systématique face à des évènements internationaux .

D’abord son opposition à l’intervention militaire en Lybie et à ceux qui voulaient en démordre avec Khadafi sans mesurer les conséquences de l’après . On connait maintenant le résultat, non seulement pour les libyens, mais également pour l’ ensemble de la région.

Ensuite la neutralité dans l’isolement de l’Iran, lequel se voit aujourd’hui convoité voire cajoler par ceux-la même qui hier, voulaient le mettre à genoux.

Et puis la guerre du Yemen , patronnée par l’Arabie Saoudite auxquels se sont joints des états en mal de pétrodollars contre une population déjà mortifiée par la pauvreté.

Bien sur, la Syrie pour dégommer  un Bachar au prix de bientôt 300.000 morts, non pas pour la liberté d’un peuple, mais pour des caprices d’une coalition hégémonique pourtant diamétralement hétéroclite.

Et enfin un Liban , pour qui, des pays , étiquette de l’Islam au front, ont condamné unanimement le hesbollah, seule résistance qui, en 2006, a empéché Israel de réoccuper le Liban pour quelques autres décennies.

Massine Tacir – Edito