RELIGIONS

L’ISLAM UNE RELIGION AU PLURIEL

Je ne sais pas si quelqu’un c’est attardé un jour à comprendre pourquoi, dans l’ Islam, cette religion tant décriée et inconsciemment ou sciemment incomprise, le musulman évoque, salue et prie à la fois Abraham, Moise, Jésus et Mahomet dans sa pratique religieuse journalière.


L’AMOUR DU PROCHAIN :

Pour les religions monothéistes dont les paroles du divin sont consignées dans la TORAH, la BIBLE et le CORAN, on y trouve, sans conteste, un message commun prôné  par les trois religions et qui est celui de « Aimer Son Prochain »  et Dieu bien évidement  qu’il s’appelle Yahvé, Dieu le père ou Allah.

Si, pour les athées, aimer Dieu est optionnel, ils peuvent, à tout le moins, me diriez-vous,  « Aimer leur prochain ».

Si pour le croyant, c’est un  acte préconisé par le divin, ne pas croire en un dieu quelconque, ne dispense pas d « Aimer son prochain » non plus.

Mais alors pourquoi JESUS, par sa clémence, doit-il tendre la joue droite qu’on on le frappe et que MOISE, vengeur, s’insurge en criant « Oeil pour Oeil et Dent pour Dent  » ?

MAHOMET lui, reconnaissant à la fois Jésus et Moise comme prophètes véridiques, applique, selon les circonstances du moment, l’une ou l’autre des deux attitudes.


 DES LETTRES ET DES CHIFFRES MYSTERIEUX DANS LE CORAN
« Extrait du livre « Dialogue avec un ami athée « de Mustafa MAHMUD traduit par Marc CHARTIER »

Il y a 29 sourates qui portent à leur début des lettres isolées se présentant comme des «monogrammes » ou des « chiffres » et comptant ainsi néanmoins, sauf quelques exceptions,comme des versets entiers.

Tout en étant reliées entre elles dans l’écriture, ces lettres se lisentisolément, et chacune, non par sa valeur phonétique, mais par son « nom ». Ces monogrammes détiennent le mystère du Coran, et on cite souvent à ce propos, entre autres, la parole d’Abû Bakr
as-Siddiq, le Compagnon du Prophète et le premier Calife : « Allâh a dans chaque Livre révélé un secret, et Son secret dans le Coran ce sont les Initiales des sourates (Awâ’ilu-s-suwar) ».
Cependant de nombreuses acceptions traditionnelles en sont données dans les commentaires classiques : il s’agirait ainsi soit de titres des sourates, soit de noms divins, soit de noms du Coran
ou d’autres réalités traditionnelles, soit de formules de serment, etc. Tout cela est valable, bien entendu sans exclusivisme, mais les choses les plus importantes restent cependant peu connues à
l’extérieur, car elles sont du domaine ésotérique le plus caché et le plus difficile à exprimer et à faire comprendre.

Je dis à mon ami athée :
– Tu as sans doute été surpris lorsque tu as remarqué pour la première fois les lettres isolées au début de certaines sourates du Coran : ha-mim, ta-sin-mim, alif, lam, mim, kaf-ha-ya-‘ayn-sad,
qaf, sad… Que t’es-tu dit en les voyant ?
Mon ami se contenta de prendre un air dégagé et indifférent, tout en marmonnant :
– Euh ?
– C’est-à-dire …
– ?!..
– C’est-à-dire… n’importe quoi ! Votre prophète s’est bien moqué de vous !
– Dans ce cas, permets que nous examinions de près ce que tu prétends être un discours creux, une plaisanterie de notre Prophète.
Prenons une petite sourate très simple. La sourate Qaf par exemple… et faisons un test ! Si nous comptons le nombre de fois où nous rencontrons la lettre qaf dans cette sourate, nous trouvons :
57 .
Prenons ensuite une autre sourate : celle de La Délibération, qui est deux fois plus longue que la première. Le qaf fait partie des lettres qui introduisent cette sourate et, de nouveau, nous le trouvons 57 fois. Est-ce une simple coïncidence ? Faisons le total : 57 + 57 = 114, c’est-à-dire le nombre de sourates du Coran !
Te souviens-tu comment commence la sourate Qaf et comment elle se termine ? Nous lisons au début : « Qaf. Par le glorieux Coran (Qur’ân) ! » Et à la fin : « Avertis donc, par le Coran (Qur’ân),
celui qui redoute ma menace. » Tout semble indiquer que la lettre qaf symbolise le Coran : 114 fois la lettre qaf ; 114 sourates dans le Coran.
Mon ami répliqua, tout aussi indifférent qu’auparavant :
– Un pur hasard !
– Poursuivons alors notre test, repris-je calmement, et soumettons les sourates coraniques à l’examen d’un cerveau électronique. Demandons-lui qu’il nous établisse des statistiques sur les
pourcentages d’emploi de la lettre qaf, comparativement aux autres lettres, dans toutes les sourates du Coran.
Mon ami prit un air détendu. Il était pleinement éveillé cette fois-ci. Il me demanda :
– A-t-on effectué le calcul ?
– En effet ! lui répondis-je posément.
– Alors ? Quel est le résultat ?
– Le cerveau électronique a fourni la réponse suivante : la moyenne et le pourcentage les plus élevés se trouvent dans la sourate Qaf. C’est celle-ci en effet qui, de toutes les sourates coraniques, emploie le plus souvent la lettre qaf comparativement aux autres lettres. Est-ce un pur hasard ?
– C’est étrange en effet…
– Prenons un autre exemple.
La sourate Le Tonnerre commence par les lettres alif, lam, mim et ra qui, selon les statistiques du cerveau électronique,  sont utilisées comme suit dans la sourate : alif, 625 fois ; lam, 479 fois ; mim, 260 fois ; ra, 137 fois.
L’ordre décroissant de cette énumération correspond exactement à l’ordre dans lequel apparaissent les lettres au début de la sourate : alif – lam – mim – ra. Lorsqu’il établit les pourcentages selon
lesquels ces lettres sont employées dans toutes les sourates du Coran, le cerveau électronique nous réserve une autre surprise.
Il s’avère que le plus fort pourcentage et la plus haute moyenne
reviennent à la sourate Le Tonnerre. Dans tout le Coran, c’est celle qui, proportionnellement, utilise le plus souvent les lettres en question.
Il en est de même pour alif, lam et mim dans la sourate La Vache. Alif apparaît 4 592 fois ; lam, 3204 fois ; mim, 2 195 fois. L’ordre décroissant correspond, ici encore, à l’ordre dans lequel ces
lettres sont citées. Le cerveau électronique ajoute que ce sont trois lettres qui, comparativement aux autres, reviennent le plus fréquemment dans la sourate.
Il en est encore de même pour alif, lam et mim dans les sourates La Famille de ‘Imrân (alif : 2578 fois ; lam : 1 885 fois ; mim : 1 251 fois), L’Araignée (alif : 784 fois ; lam : 554 fois ; mim : 344 fois) et Les Romains (alif : 547 fois ; lam : 396 fois ; mim : 318 fois). Dans ces sourates, nous retrouvons chaque fois le même ordre décroissant et un pourcentage d’apparition des lettres supérieur à celui de toutes les autres lettres. Certaines sourates mekkoises et médinoises commencent, elles aussi, par les lettres alif, lam et mim. Les sourates mekkoises qui rentrent dans cette catégorie utilisent lesdites lettres dans des proportions plus élevées que celles rencontrées dans toutes les autres sourates mekkoises. La même remarque est à faire pour les sourates médinoises.
La sourate Al-‘Araf commence par alif, lam, mim et sad. Ce sont ces lettres, nous révèle le cerveau électronique, qui sont utilisées avec les plus hauts pourcentages à l’intérieur de la sourate. Ces pourcentages dépassent en outre ceux de toutes les sourates mekkoises du Coran.
Les lettres ta et ha apparaissent, dans la sourate Ta-Ha dans des proportions supérieures à celles de toutes les sourates mekkoises. Une remarque analogue est à faire pour les lettres kaf, ha, ya,
‘ayn et sad de la sourate Marie. Ou encore pour les lettres ha et mim de toutes les sourates, prises globalement, qui commencent par ces deux lettres. Deux sourates sont introduites par la lettre sad : les sourates Sad et al-‘Araf (alif, lam, mim, sad)
qui, il faut le remarquer, ont été révélées l’une à la suite de l’autre. Prises ensemble, elles utilisent les lettres en question dans des proportions supérieures à celles de toutes les autres sourates.
Si l’on assemble les sourates commençant par les lettres alif, lam et ra, à savoir Abraham, Jonas, Houd, Joseph et al-Hijr (quatre d’entre elles se suivant dans la chronologie de la Révélation), les statistiques prouvent que les lettres alif, lam et ra sont employées, dans ces sourates, dans des proportions supérieures à celles de toutes les sourates mekkoises.
Dans la sourate Ya-Sin, la preuve statistique existe encore, mais elle est inversée, l’ordre des lettres étant lui-même inversé. Le ya vient en tête, contrairement à l’ordre alphabétique. Nous  constatons donc que les lettres ya et sin sont employées, dans cette sourate, dans des proportions  inférieures à celles de toutes les sourates coraniques, qu’elles soient médinoises ou mekkoises.
Mon ami n’avait pas dit le moindre mot. Je voulus le rassurer :
Tout ce que je viens de te dire n’est pas de moi. Je le tiens d’une étude faite en Amérique par un  savant égyptien, le docteur Rashâd Khalifa, dans son livre Miracles of the Quran (Islamic  productions international, INC St. Louis MO).
Je présentai le livre à mon ami. Il se mit à le feuilleter en silence. Puis j’ajoutai :
– On ne peut donc pas parler de pur hasard. Nous sommes ici en présence de statistiques bien précises, les lettres ayant été placées selon un critère déterminé.
« Dieu est celui qui fait descendre, en toute Vérité,
le Livre et la Balance. » (Coran : 42, 17)
Que dire de cette « Balance », sinon qu’elle est précise au point de pouvoir peser le moindre cheveu, la moindre lettre ?
Il est alors impossible, me semble-t-il de penser que le Prophète puisse être l’auteur du Coran. On ne voit pas comment il aurait pu se dire à lui-même, avant de commencer : « Je vais composer la
sourate Le Tonnerre en utilisant tant de fois les lettres alif, lam, mim et ra, de telle sorte que leurs proportions, dans cette sourate, soient supérieures à celles de toutes les autres sourates. »
Où trouver celui qui aurait pu faire le calcul de ces proportions, alors que seul un cerveau électronique en est capable ?
Si le Prophète s’en était chargé lui-même, il lui aurait fallu plusieurs
années pour mettre en statistiques les lettres d’une seule sourate, à coups d’additions et de soustractions comme on savait le faire alors. N’oublions pas, soit dit en passant, qu’il ignorait tout des sciences de son époque !
Nous nous heurtons à un écueil.
Si nous tenons compte du fait que le Coran a été révélé par bribes sur une durée de vingt-trois années, nous comprenons qu’il était impossible, une fois encore, d’établir à l’avance des statistiques et des proportions pour l’ensemble des lettres du Coran. Seul le pouvait Celui qui connaît toute chose avant qu’elle n’arrive et qui sait calculer plus rapidement et avec plus de précision que n’importe quel cerveau électronique : Dieu, qui englobe tout dans sa Science. Les lettres isolées au début des sourates ne sont que des symboles de cette Science. Dieu les a dispersées de-ci de-là dans son Livre pour que nous les découvrions nous-mêmes au fil du temps.
« Nous leur montrerons bientôt nos Signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’ils voient clairement que ceci est la vérité. » (Coran : 41, 53)
Je ne prétends pas que ce soit là tout le secret des lettres mystérieuses dont il a été ici question. Ce n’est, au contraire, qu’une simple début et personne ne sait au juste vers quels horizons il nous
mènera.
Les significations que l’on vient de découvrir à ces lettres nient en tout cas catégoriquement le moindre soupçon d’attribution à un auteur humain.
Elles nous révèlent que chacune de ces lettres obéit à un critère précis, compte tenu d’une signification profonde. Qui, alors, peut avoir l’aplomb de prétendre qu’il se trouve devant un constat signifiant… n’importe quoi ? Ne vois-tu pas, cher ami, qu’il ne peut en être ainsi ?
Mon ami ne répondit pas. Il continua à feuilleter et refeuilleter le

CONSCIENCE ET RELIGION :

Mon ami me dit :

Vous parlez de la conscience avec une telle vénération qu’elle semble être pour vous une absolu, alors qu’elle est en fait un produit de la société, une monnaie ! Rien de plus ! Qui a été frappée et fondue dans le fourneau des relations sociales.

Pour nous, la conscience est quelque chose de fluctuant. Ses jugements et ses préceptes varient au gré des intérêts en cours. D’une valeur qui est utile, nous disons qu’elle est un « bien » ; alors que nous appelons « mal » toute valeur qui cause préjudice, s’agirait-il même de cette intégrité à laquelle vous tenez comme à la prunelle de vos yeux !

Je répondis :

– Oui… Si j’ai bien entendu, c’est là le point de vue d’une philosophie matérialiste. La conscience aurait pour rôle d’imposer des restrictions et des limites. Elle serait née des contraintes sociales. Elle serait le fruit d’une expérience qui diffère selon les personnes, les époques et les pays. C’est ce que vous dites.

Mais la vérité est autre, car la conscience est une lumière déposée par Dieu dans notre nature. Elle est un indicateur, un guide, une boussole que nous possédons dès notre naissance et qui conduit vers la vérité. L’acquis social n’a d’autre rôle que celui de nettoyer et polir le verre de cette boussole. Nous possédons un certain nombre d’arguments pour appuyer nos dires et réduire à néant les vôtres.

Considère le monde animal où n’existe aucune vie en société ! Regarde le chat par exemple ! Lorsqu’il a fait ses besoins, il se retourne pour recouvrir de terre ses excréments. Le chat vit-il en société pour avoir appris à se plier à une telle exigence ? Et comment a-t-il appris à faire la distinction entre la saleté et la propreté ?

Lorsqu’il dérobe un poisson et que tu l’attrapes pour le frapper sur la tête, tu le vois baisser le nez, tout honteux. Il est clair qu’il ressent sa culpabilité. Lorsqu’il joue avec les enfants dans la maison et qu’au cours du jeu, il casse un vase, que se passe-t-il ? Il se met à courir avec frayeur pour aller se cacher sous les chaises. Il sait très bien qu’il a commis une faute.

Tous ces comportements sont des traits révélateurs d’une conscience. Or, il n’existe pas, dans le royaume des chats, de motifs expliquant la naissance d’une telle sensibilité… Sans compter qu’au point de départ, nous ne voyons pas de vie en société parmi les chats.

D’autres exemples existent :

Les traditions de fidélité au couple parmi les pigeons

La noblesse du cheval dans l’attachement à son maître, jusqu’à sa mort

L’orgueil du lion qui ne condescend pas à attaquer par derrière

La pudeur du chameau qui interrompt son accouplement avec sa femelle lorsqu’il remarque qu’on l’observe

On se souvient aussi du grave accident que tous les spectateurs ont pu voir au cirque al-Hélou au Caire, lorsqu’un lion sauta par derrière sur le dompteur et qu’il lui planta ses griffes dans les épaules, le blessant à mort.

Les responsables du cirque nous racontent les suites de l’accident : le lion refusa toute nourriture et il se confina dans sa cage, sans la quitter un instant. On le transporta ensuite jusqu’au jardin zoologique où on lui présenta une lionne pour se distraire ; mais il la frappa et la rejeta. Il demeura ainsi, refusant de manger, jusqu’au jour où, avec rage, il déchiqueta sa patte criminelle, provoquant une hémorragie dont il creva. Un animal qui se suicide de remords en repensant au crime qu’il avait commis ! ….

De quelle société dans le monde des fauves, le lion a-t-il pris ces habitudes ? Dans la société des fauves, le meurtre d’un homme est-il un crime qui appelle au suicide ?

Nous sommes ici en présence d’une noblesse, d’une éthique et d’une conscience que nous ne rencontrons pas chez certains humains.

Ici la représentation et l’interprétation matérialistes de la réalité échouent complètement. Ce qu’affirme la religion est la seule explication de ce que nous constatons : la conscience morale est une lumière déposée par Dieu dans notre nature. Toute la fonction de l’acquis social est de nettoyer la rouille de l’âme pour que transparaisse cette lumière divine.

C’est ce qui s’est produit entre le lion et son dompteur…l’amour et l’intimité des rapports ont affiné le psychisme de l’animal, ranimant en lui la flamme de la pitié…et voici que le lion, sous le coup de la tristesse et du remords, se suicide comme le feraient des humains.

« Le permis et le défendu sont manifestes » , « consulte ton cœur, même si l’on t’a donné une sentence légale ! » a dit notre Prophète.

Nous n’avons pas besoin d’un savoir érudit pour distinguer une bonne action d’une mauvaise action, la vérité de l’erreur, le défendu du permis, car Dieu a déposé cette « faculté » dans le cœur de chacun d’entre nous. Il nous a fait d’un don d’un critère infaillible. Il nous est demandé uniquement de libérer notre cœur de la matière qui l’enveloppe et des passions qui l’obscurcissent. Nous pourrons alors percevoir, regarder, connaître et discerner, sans que ce soit nécessaire l’aiguillon de « l’expérience sociale ». Il suffit de la lumière divine qui a pour nom la conscience.

{ O vous qui croyez ! Si vous craignez Dieu, Il vous accordera la possibilité de distinguer le bien du mal. }  [ Sourate 8 – Verset 29 ]

A l’instar de la réalité de la conscience, les valeurs morales fondamentales sont immuables. Tuer un innocent ne deviendra jamais une vertu. De même, le vol, le mensonge, l’offense faite à autrui, la fornication, la débauche, l’indécence, la grossièreté, la cruauté, l’hypocrisie et la traîtrise, tous ces défauts moraux resteront des défauts, jusqu’à la fin des temps.

Par contre, l’amour, la miséricorde, la sincérité, la douceur, le pardon et la bonté resteront toujours des vertus, et ces vertus ne deviendront jamais des crimes

Source : http://sajidine.com/rappels/dialogues/conscience.htm


 

 

 

 

 

 

 

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